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Alex inglethorpe : « Le Liverpool Way s’incarne probablement dans l’âme des supporters, le style de jeu et les exigences que la ville vous impose »

par | Fév 13, 2021 | 0 commentaires

Dans la continuité de mon premier article sur l’importance des sciences et de la data dans la stratégie sportive de Liverpool, je trouvais intéressant de vous partager cet entretien d’Alex Inglethorpe, directeur de l’Académie du club. Dans un podcast pour le site anglais Training Ground Guru, courant septembre 2020, il est revenu sur différents sujets autour de la gestion sur le long-terme du club et de sa vision de l’Académie. Les mots qui suivent sont donc des extraits de ce podcast et donc, les paragraphes n’ont pas forcément de lien entre eux, mais cela est normal. Seulement, parfois, les mots des principaux acteurs concernés par un projet valent tout aussi bien qu’un article plus développé. 

Je remercie particulièrement le site Internet anglais Training Ground Guru de me laisser la possibilité de traduire cet entretien et de pouvoir en disposer sur mon propre site Internet. Il est pour moi une référence pour le football anglais, me documentant très fréquemment dessus. Les contenus sont variés : sciences du sport, coaching, formation, utilisation de la data… tout y passe. De plus, je partage leur volonté de diffuser les bonnes pratiques du football qui feront nécessairement avancer notre sport…moi-même, essayant de le faire à travers mes articles. N’hésitez donc pas à consulter le site mais aussi le podcast, en partenariat avec Hudl (société d’analytics du sport). Le directeur sportif de Leeds, Victor Orta y est d’ailleurs déjà passé, pour les plus curieux d’entre vous. Alors, enjoy ! 

Jürgen Klopp

Dès le premier jour, Jürgen a été fantastique. Il a confiance en ce que nous faisons et je n’ai absolument pas l’impression qu’on nous micro-gestionne (management pointilleux, de contrôle) de quelque manière que ce soit. Il s’intéresse de très près à ce que nous faisons et le meilleur compliment que je puisse lui faire est qu’il connaît le nom des joueurs, qu’ils jouent avec les catégories U18 ou U23.  C’est le meilleur entraîneur de jeunes au monde et il a une réelle empathie pour eux et les jeunes de manière générale. Il sait qu’ils font et feront des erreurs et il a cette merveilleuse façon de les gérer et de comprendre où ils en sont dans leurs vies respectives. Dans le même temps, c’est un guide, un meneur particulièrement convaincant et il a cette capacité à leur faire savoir exactement ce qu’il exige. 

Je sens que je suis dans un club où l’Académie est appréciée, estimée. Mike Gordon joue un rôle important et s’intéresse vraiment à l’Académie, tout comme le directeur sportif, Michael Edwards, ainsi que toutes les parties prenantes du club. Cela vous donne le sentiment d’être très apprécié et que ce que vous faites est remarqué.

Il existe certains points non négociables partagés par l’Académie et l’équipe première. Nous devons travailler dur pour comprendre quelles sont ces exigences et nous assurer qu’il n’y aura pas de grandes surprises pour nos catégories U18 et U23 lorsqu’ils iront et évolueront à Melwood. Sinon, on pourra considérer que nous les avons laissés tomber. Je ne veux pas qu’ils aillent à Melwood pour passer leur seule audition et qu’ils échouent parce que nous ne les avons pas préparés à cela.

The Liverpool Way

“Jouer ou travailler pour le Liverpool Football Club est une joie et un grand honneur. Peu importe que vous ayez 9, 19, 29 ou 59 ans, la magie est la même. Le football est un jeu simple, mais lorsque des joueurs talentueux, des entraîneurs doués et des parents sensés sont réunis, ils peuvent déplacer des montagnes.

Tous les membres de cette Académie doivent être conscients des traditions de ce club, des normes et des valeurs qu’il représente, de la responsabilité que nous partageons tous de nous comporter d’une manière professionnelle, qui recherche l’amélioration, l’excellence et le succès sans sacrifier les valeurs qui nous sont si chères.

C’est ça le “Liverpool Way ».”

(Ces mots, de Steve Heighway, apparaissent au-dessus de l’entrée du bâtiment principal de l’Académie Kirkby de Liverpool)

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Je suis un outsider et je pense qu’il y a des gens bien plus qualifiés que moi pour parler du Liverpool Way, comme Steve Heighway, Sir Kenny Dalglish ou Steven Gerrard. Ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit d’un club unique, par la façon dont les gens pensent, les exigences des supporters et la passion de la ville. Le Liverpool Way s’incarne probablement dans l’âme des supporters, le style de jeu et les exigences que la ville vous impose.

Nous nous sommes efforcés de faire appel à des personnes ayant une expérience et une expertise dans leur domaine, qui sont avant tout des êtres humains exceptionnels et qui ont une réelle connaissance de la tranche d’âge avec laquelle ils travaillent.

J’ai également la chance d’être entouré d’un personnel extraordinaire. Ce n’est certainement pas un one-man show. Il y a tellement de gens qui m’aident ici, que ce soit Nick Marshall, Martin Diggle, Andrew Powlesland ou Tim Devine. J’ai tellement de gens autour de moi qui sont vraiment exceptionnels dans ce qu’ils font. Nick était le directeur de l’Académie à Nottingham Forest, Tim était à Everton et Steve Heighway était ici. Ils sont tous prompts à me dire si je ne vais pas dans la bonne direction.

Steve a 72 ans et est probablement notre meilleur entraîneur. Son enthousiasme à se lever et à travailler tout en continuant à faire respecter les normes est incroyable et a été très formateur pour moi. Il travaille principalement avec les 15 et 16 ans, mais il arrive parfois qu’il vienne un soir où il n’est pas censé être là pour travailler avec les moins de 10 ans.

J’ai toujours dit qu’on ne veut pas vivre dans le passé, mais qu’il faut le respecter et en tirer les leçons. Nous avons beaucoup de chance que Sir Kenny Dalglish vienne à l’Académie et y joue un rôle important, mais aussi Steve McManaman, Rob Jones, Robbie Fowler. Michael Thomas vient de revenir et commence à travailler avec certaines des tranches d’âge les plus jeunes également. Il est important que nous ayons autour de nous des personnes qui comprennent le Liverpool Way et qui peuvent passer le relais, tout en intériorisant le fait que nous voulons créer une nouvelle histoire et ne pas vivre dans le passé.

Développement individuel 

La seule chose que je peux dire sur le développement, c’est qu’il n’y a pas de modèle. Chacun va avoir besoin de quelque chose de légèrement différent. Ce qui est bon pour Rhian Brewster ne sera pas bon pour Curtis Jones ou Harry Wilson. Nous devons travailler très dur pour trouver ce dont chaque individu a besoin. Il faut parfois adapter le programme au fur et à mesure du développement d’un jeune joueur. Vous ne pouvez pas écrire un document pour un joueur de 16 ans et lui dire : « Bon, c’est son plan pour les cinq ou six prochaines années ». Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Vous pouvez avoir une ébauche en tête, mais il arrive souvent que vous preniez une direction différente selon les circonstances.

Si vous regardez Mo Salah, son parcours jusqu’à Liverpool s’est fait via trois ou quatre clubs et ce n’était pas toujours un succès, mais dans chacun d’eux, il a constamment appris. Il a appris à résoudre des problèmes, à faire face, à se développer sur plusieurs aspects (mental, physique, technique, cognitif, etc.)

Ensuite, il y a Trent. Lui, il n’a pas eu besoin de ces quatre ou cinq clubs. Quand il est arrivé au sein de l’équipe première, il n’était évidemment pas le meilleur du monde à son poste, mais à l’heure actuelle, il est très probable qu’il le soit. Une partie de son développement a été de jouer aux côtés de joueurs comme Jordan Henderson ou James Milner, ainsi que d’être coaché par Jürgen. Chaque joueur aura un parcours légèrement différent.

Vitor Matos (coach en développement du club) est une ressource fantastique pour nous. Il passe beaucoup de temps à Melwood autour de l’équipe première, car il y a beaucoup de jeunes joueurs qui ont besoin de soins, de supervision et d’attention. Son rôle consiste principalement à s’assurer que lorsqu’ils vont à Melwood, ils suivent régulièrement un programme de matchs et, si des séances supplémentaires sont nécessaires, il va pouvoir les aider. Ces derniers temps, ça peut être des jeunes tels que Neco Williams, Curtis Jones, Ki-Jana Hoever ou Sepp van den Berg. Ils ont souvent besoin de quelque chose d’un peu différent des joueurs établis de l’équipe première. 

Trent : le porte-drapeau

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Trent est un jeune homme extraordinaire et j’ai eu le privilège de le voir mûrir depuis qu’il est à l’Académie. Je suis très, très fier de lui. Quand il revient ici (à Kirkby – centre de formation), il est vraiment heureux de voir tout le monde et il est très respectueux – et il reconnaît le rôle que les entraîneurs ont joué dans son développement. Mais pour nous, formateurs, l’intérêt n’est pas seulement de voir des jeunes comme Trent débuter. Il y a un monde entre débuter en équipe première et rester de manière permanente dans cette dernière. Comme il y a un monde entre cela et un joueur qui peut gagner des titres avec le club. Ce dernier critère est la mesure ultime, pour nous. 

On apprend à connaître réellement le joueur quand il doit intégrer de manière définitive le groupe professionnel et côtoyer les joueurs au quotidien. Et puis, il y a le test ultime : jouer à Anfield, puisque l’on peut considérer que ce sont les supporters qui seront les juges ultimes. 

Quand Trent a commencé à jouer pour l’équipe professionnelle, on croisait les doigts, on espérait que tout allait fonctionner pour lui. Ensuite, il s’agit de leur capacité d’adaptation. Il ne s’agit pas de bien jouer un match, mais aussi de bien jouer celui trois jours plus tard et cela, pendant 50 matchs par saison. Après, on peut toujours avoir des doutes après des séances, des semaines qui se sont mal passées, ou bien par l’apparition d’un trait de caractère non décelé par le passé, qui remet en question notre point de vue. 

C’est vraiment un grand saut vers l’équipe première. Certains peuvent y arriver tout de suite et d’autres devront peut-être revenir chez les U23 pour mieux y retourner. Maintenant, on comprend davantage que les joueurs peuvent avoir besoin d’un peu plus de temps pour intégrer définitivement l’équipe professionnelle.

Aujourd’hui, je sais que nous avons des joueurs au sein de l’académie qui pourront évoluer au sein de l’équipe professionnelle d’ici une ou plusieurs années. Sur les 180 garçons, il serait injuste de ma part de n’en choisir qu’un ou deux, mais il y a des garçons pour qui je serais particulièrement déçu s’ils n’arrivaient pas à rejoindre le haut niveau chez nous. 

Layton Stewart est certainement sur la bonne voie en ce moment, mais il doit encore beaucoup travailler évidemment. Il doit d’abord nous convaincre avec les U23 avant que nous puissions discuter de la possibilité d’aller à Melwood. Comme tous les garçons, il a beaucoup à faire avant même de penser à se battre pour le numéro neuf à Liverpool.

Tout au long de leur parcours, il auront nécessairement besoin d’une part de chance, de réussite, ils devront être patients et comprendre qu’ils leur restent encore beaucoup de travail à réaliser. Mais ils savent bien que nous serons toujours là pour eux, et que nous leur apporterons le soutien dont ils auront besoin. 

Pré-Académie

J’ai commencé mon parcours de formateur par la pré-Académie, il y a quelques années de cela, et je peux vous dire que c’est bien la phase la plus difficile. Quand vous entraînez des enfants de 6 ou 7 ans, vous gagnez énormément d’expérience et vous apprenez plein de choses. Nous avons ici, à Liverpool, des coachs extrêmement talentueux qui travaillent pour les plus jeunes, c’est exceptionnel.  

J’ai également eu la chance de faire l’expérience du système de l’Académie par l’intermédiaire de mon fils et j’ai été agréablement surpris par la grande qualité de cette première. Il joue désormais avec les U12 et il a probablement un peu plus de mal que les autres – il doit travailler deux fois plus dur pour gagner le droit de rester ici. 

Notre pré-Académie est très axée sur le plaisir et le divertissement et on ne veut surtout pas tuer leur envie de jouer au football et leur vision du sport. Nous ne voulons pas la sur-professionnaliser, ce sont encore de trop jeunes enfants. Notre vision est surtout basée sur des entraînements avec des petits jeux de 3 contre 3, de 4 contre 4, et avec la ferme volonté de les laisser jouer, les encourager et s’assurer qu’ils se sentent le plus épanouis possible pour continuer à explorer tout ce que le football peut leur offrir. 

Si vous regardez des garçons comme Trent, Harry (Wilson), Curtis (Jones), Neco (Williams), ils sont tous avec nous depuis l’âge de 6 ans. Et certains de ceux qui ne sont plus au club actuellement, comme Ryan Kent, étaient aussi avec nous à cet âge-ci. Et c’est ce qui fait l’essence de notre métier, et c’est ce qui doit nous motiver à continuer de former de jeunes joueurs. Les piliers du groupe sont dans le bâtiment depuis leur plus jeune âge. 

Nous devons être très prudents à 9, 10, 11 ans, pour ne pas tuer leur enthousiasme pour le football et le jeu. Nous voulons qu’ils récupèrent le ballon, mais nous voulons aussi et surtout qu’ils aient la possession du ballon, qu’ils prennent du plaisir à l’utiliser… donc il y a différents objectifs/priorités en fonction des âges. 

J’ai toujours pensé que le football, pour un jeune joueur, commence à devenir plus sérieux vers l’âge de 14 ans. C’est à ce moment-là que l’on peut commencer à avoir une conversation avec les parents et leur dire « ça pourrait devenir un travail pour votre fils ». Jusque là, on considère que c’est un passe-temps, un hobby.

Key Performance Indicators (Indicateurs Clé de Performance) 

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Nous ne sommes pas une organisation caritative, donc je ne m’attends pas à ce que le club continue à nous donner de l’argent chaque année et que nous, nous ne leur rendions pas en retour par un travail de qualité qui puisse être viable sur le long-terme. Nous devons être suffisamment autonomes et contribuer à notre manière au projet global du club. 

Pour cela, il existe différentes manières. La plus linéaire est de faire monter un jeune joueur en équipe première, et pour cela je peux remercier Trent. Une autre manière serait de pouvoir générer un bénéfice financier d’un joueur qui ne remplirait pas tous les critères et attentes pour rejoindre le groupe professionnel. Dans ce cas, les meilleurs exemples du club seraient Rafa Camacho, Ryan Kent, Brad Smith ou Jordon Ibe. 

Je suis tout aussi fier de voir Matty Virtue jouer pour Blackpool que de voir Trent jouer pour Liverpool.

J’adore lire les noms sur la feuille de match et voir certains des garçons qui étaient avec nous. Je suis fier qu’ils aient un travail qu’ils aiment, et encore plus fier de savoir que nous y avons sûrement contribué. 

Le dernier KPI serait de faire en sorte que nos joueurs de l’Académie soient heureux et épanouis, et ce, même s’ils ne sont plus impliqués dans le football. Nous espérons qu’ils auront de la reconnaissance pour tout ce que les employés du club ont fait pour eux, qu’ils considéreront que l’Académie a pu jouer un rôle clé dans leur vie, et que nous leur avons transmis des valeurs fondamentales pour réussir et que nous leur avons enseigné des choses qu’ils pourront emporter avec eux. 

Maintenir sa condition physique, aller au bout de soi-même, se tester, jouer avec et contre certains des meilleurs joueurs du Nord-Ouest de l’Angleterre, visiter différents pays, apprendre les bonnes pratiques et les habitudes de la vie – je pense que vivre ces choses ont un impact sur la vie d’un jeune garçon. Je pense aussi que les académies, aujourd’hui, comprennent mieux le développement des enfants et ce dont ils ont besoin. Il y a une meilleure compréhension des aspects fondamentaux de la progression d’un jeune, y compris l’aspect psychologique, et je pense que le suivi est meilleur maintenant.

Méritez vos récompenses 

Le club est champion d’Angleterre et a remporté la Ligue des Champions deux saisons auparavant, mais je pense avant tout, que ce succès est celui de l’équipe première. En tant qu’Académie, nous devons faire attention à ne pas nous reposer sur nos lauriers ou à ne pas nous laisser aveugler par cette lumière soudaine, car elle n’est pas la nôtre. L’humilité est la clé.

Je suis un peu vieux jeu – je crois qu’il faut d’abord se construire une carrière et que la satisfaction financière doit être différée. Vous devez y travailler. Au fur et à mesure que vous vous améliorez et que vous acquérez de l’expérience, vous êtes récompensé en conséquence. Mais il faut en gagner le droit. Bien sûr, je reconnais que si quelqu’un se débrouille si bien et est sur le point d’entrer en équipe première à 16 ans, il doit bien sûr être payé en conséquence. Mais, dans l’ensemble, pour chaque joueur qui signe son premier contrat, c’est la même chose (un salaire maximum de 40 000 £).

Si vous évoquez ce sujet avec la plupart des gens et que vous leur demandez s’ils pouvaient manipuler de si grosses sommes d’argent, je pense que la plupart vous répondrait par la négative. Si cela affecte les joueurs, ne serait-ce qu’un tout petit peu, cela pourrait suffire pour transformer une carrière prometteuse en toute autre chose. 

J’aime à penser que si vous voulez signer pour Liverpool, c’est parce que c’est l’un des meilleurs clubs du monde, et non parce que vous l’avez vu comme un moyen de gagner de l’argent dans le futur.

Il faut le mériter. C’est comme ça que la vie devrait être.

Résilience 

Je parle beaucoup des médaillés d’or (entendez « génies »). Quand vous les voyez dans un groupe, vous vous inquiétez de la première fois qu’ils vont devoir surmonter une difficulté. Si celle-ci arrive tardivement, vous voulez savoir comment ils vont être capable de la gérer. Ce sont souvent les médaillés d’argent et de bronze qui doivent constamment surmonter des problèmes et ce sont eux qui ont tendance à s’en sortir plus facilement. 

Parfois, au sein de la société, nous sommes désireux de résoudre tous les problèmes qui se présentent, tout de suite. Cela m’inquiète. J’ai entendu une analogie intéressante l’autre jour à propos des problèmes dans la cour de récréation. Avant, ils étaient résolus par la surveillante, elle était « l’arbitre ». Maintenant, dès qu’il y a un problème, un groupe d’adultes se rue autour de l’enfant pour essayer de le résoudre pour lui. Il est normal qu’un enfant rencontre des obstacles au cours de son développement et il est même sain pour lui d’essayer de les résoudre par lui-même.

Je me sens très chanceux que mes propres premières expériences en tant qu’entraîneur aient eu lieu au Lewisham College, à Leatherhead et dans l’équipe de jeunes de Leyton Orient, où il n’y avait pas forcément énormément d’argent, et même parfois peu de soutien autour de vous. Vous n’aviez pas de sciences du sport, ni d’entraîneur de gardien de but, ni de physio et vous deviez apprendre ces choses par vous-même et être très créatif pour résoudre les problèmes.

Vous vous concentrez plus sur ce que vous avez que sur ce que vous n’avez pas.

C’est ce que nous avons essayé de faire ici. Même si je reconnais que c’est un environnement merveilleux pour les enfants, je ne veux pas qu’ils aient l’impression de vivre dans l’excès ou qu’ils aient déjà l’impression de tout avoir réussi. Il faut qu’ils se sentent enracinés et qu’ils aient de vrais objectifs déterminés. Je ne veux pas qu’ils pensent qu’ils vivent à Disneyworld.

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