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Un autre football

par | Mar 15, 2020 | 2 commentaires

“Club de football le plus moderne du monde” pour certains, “modèle de gestion du football danois et scandinave” pour d’autres, le FC Midtjylland, jeune club de la commune danoise de Herning, ne cesse de faire parler de lui. Précurseur de l’utilisation des mathématiques et des statistiques dans le football de haut niveau, ce club, né en 1999, souhaite révolutionner tout un sport. Dans un pays où l’innovation est une constante, le club danois ne fait pas figure d’exception, et s’installe doucement tout en haut du football nordique.  

“Think different”

Penser différemment, telle est la raison d’être du FC Midtjylland. A sa tête, et ce depuis 2014, Matthew Benham et Rasmus Ankersen. L’un est un ancien parieur professionnel, spécialisé dans les football analytics, l’autre, un ancien joueur (jusqu’à ses 21 ans), auteur et conférencier sur le développement sportif et la performance athlétique. Bien qu’ils n’aient jamais réellement côtoyé le monde du football professionnel, ces deux hommes font sans doute parti de l’élite des dirigeants de clubs, des gens brillants qui, avec les outils d’aujourd’hui, font de leurs clubs, les références de demain. 

Benham et Ankersen, les deux têtes du projet

Pour eux, l’innovation est capitale et doit émaner de ce genre de clubs, qui, n’ayant pas les moyens, se doivent de pousser la réflexion à son maximum pour atteindre les sommets visés. A travers l’innovation, Ankersen souhaite rappeler qu’il est possible de donner de l’espoir, parce que le travail et la prise de risque sont des éléments clés de la réussite, y compris dans le football. Seulement, innover, avec ce duo anglo-danois, c’est surtout révolutionner. Conscients des manques du football de haut niveau, de ses stéréotypes et d’un manque d’objectivité évident, les deux hommes mettent sur pied, depuis 2014, un véritable laboratoire mathématique pour performer sur la durée. 

L’approche est quelque peu idéaliste, mais non moins réaliste. Les deux hommes, férus de statistiques, se sont rencontrés sur le terrain d’entraînement du Brentford FC (propriété de Matthew Benham), et se sont de suite entendus sur une approche commune du football. Seulement, à l’époque (en 2012/2013), personne ne croit en celle-ci, encore moins en Angleterre où l’innovation n’est sûrement pas la bienvenue. Benham, bien qu’il soit propriétaire du club, ne parvient pas à mettre en place son modèle basé sur la data, confronté aux refus des coachs et autres membres du staff du club de League One (3ème division anglaise). 

Sur les conseils de Rasmus Ankersen, Benham décide alors d’investir 8,5M€ dans un club criblé de dettes, au coeur d’un football danois peu reconnu. Choix étonnant, mais intelligent pour lancer ensemble leur modèle de développement, dans la sérénité. Ankersen connaît bien le club (il y a joué pendant ses années de formation) et Benham a érigé un modèle statistique infaillible, sa propre société de data, SmartOdds

Un modèle d’analyse 

“Se méfier de ses yeux”, voilà la doctrine de ses deux hommes, et désormais, de tout un club, pour qui les statistiques sont devenues le moyen idoine pour aller au bout de leurs rêves. Cependant, avant d’atteindre ces rêves, il a fallu développer un modèle, le plus infaillible possible et qui permette à l’intégralité des parties prenantes d’un club, d’atteindre un niveau d’objectivité inégalé. Fondée en 2004 et basée à Londres, la société de Matthew Benham, SmartOdds, a donc eu le temps de se développer et de faire ses preuves, et ce, dans le domaine du pari sportif. Se basant uniquement sur la data produite par les analystes, mathématiciens et autres informaticiens de son entreprise, le propriétaire du FC Midtjylland a rapidement réussi sa mission : battre les bookmakers

Son objectif, être plus intelligent que ces derniers, en prenant en compte des indicateurs bien plus pertinents et objectifs (comme les xG), que ceux qui sont facilement mis à notre disposition. Le classement, par exemple, est un indicateur jamais utilisé par les statisticiens et parieurs professionnels, qui le voient comme le plus grand mensonge du football. Avec les outils d’aujourd’hui, comme le système d’xP (expected points), un classement peut se déconstruire totalement et révéler des vérités contraires à la réalité. On peut prendre l’exemple de Liverpool, cette saison, qui malgré une année incroyable, un collectif et des individualités de grand talent, bénéficie d’une importante réussite pour figurer tout en haut de la Premier League. Preuve en est, selon Understat.com, Manchester City figure devant en termes d’xP, avec 4 xPoints d’avance sur le champion d’Europe en titre. 

SmartOdds développe donc, à l’aide de très nombreux collaborateurs, un modèle basé sur les mathématiques et les probabilités dans le football pour pouvoir mieux déterminer les performances des équipes. Les résultats n’étant pas forcément la conséquence de bonnes décisions et de bonnes performances, il est donc nécessaire d’utiliser cette data pour mieux les analyser. Le FC Midtjylland semble l’avoir compris, et l’utilise à merveille. Depuis le rachat, la direction oblige ses entraîneurs, à tous les niveaux (des plus jeunes au groupe professionnel), de travailler avec ce type d’outil. SmartOdds n’est d’ailleurs pas le seul, EYE4Talent, une société danoise spécialisée dans l’interprétation des faits de jeu, produit aussi des données vitales pour le club. 

Une réussite globale 

Un modèle d’analyse innovant qui traduit une réussite sportive maximale. Voilà pourquoi Matthew Benham et Rasmus Ankersen se sont entêtés à vouloir mettre en place ce projet. Il fallait être fou, car jamais encore vu dans le football, mais aussi extrêmement rationnel pour vouloir faire d’un club de football, un véritable laboratoire statistique, sans lui faire perdre son identité. Le pari est pour l’instant réussi, et l’évolution du club, depuis 2014, est largement positive au niveau des résultats, mais aussi au niveau de son impact local. Pour un club nullement doté d’une ferveur indescriptible, le stade a retrouvé de la vie, de la joie et de la fierté depuis quelque temps. Champion à deux reprises, en 2014/2015 et 2017/2018, et bien parti pour gagner le titre cette saison, le club de Herning, vit sans aucun doute les plus belles années de sa jeune histoire. Cependant, les performances en Europe ne sont guère positives et constituent le principal point d’amélioration du club, malgré un superbe 8ème de finale aller d’Europa League, en 2016, où le club s’était imposé 2-1 face à Manchester United.

Des résultats fabuleux, encourageants et qui viennent donc récompenser un véritable travail d’acharné, une méthodologie stricte et une rigueur à toute épreuve. Depuis l’arrivée du duo anglo-danois, quatre entraîneurs sont passés au club, dont 2 issus de la promotion interne (K. Andersen et B. Priske), avec comme missions communes : 

  • Se baser sur le système d’analyse, avec SmartOdds et EYE4Talent, pour maximiser le potentiel de l’équipe
  • Améliorer le jeu proposé, condition aux bons résultats du club 

Les objectifs sont clairs, auxquels s’ajoutent une promesse : l’entraîneur en place ne peut être renvoyé sur la seule base des résultats. Un environnement de travail idéal pour le laisser travailler avec sérénité. De plus, du fait de l’exigence perpétuelle de la direction, le FC Midtjylland ne lésine pas sur les moyens mis à disposition du coach, et s’attend à ce qu’il respecte strictement les consignes. 

Pour cela, l’entraîneur en place se doit de travailler avec un staff ultra complet, avec des spécialistes sur des secteurs précis : tirs, coups de pied arrêtés (CPA) ou encore sur les touches, et même parfois des coachs individuels, qui sont missionnés pour perfectionner les qualités individuelles de certains joueurs. Tel avait été le cas pour Paul Onuachu, ancien attaquant du club, qui avait de bonnes statistiques (notamment en xG) mais qui ne marquait pas assez en réalité. Après un travail spécifique intensif, il finira sa carrière au club avec 74 buts marqués en 181 matchs et un transfert à Genk pour 6M€. Le club travaille aussi beaucoup avec des psychologues du sport, tant l’aspect mental est un facteur clé pour un sportif de haut niveau. De plus, le coach et son équipe sont constamment scrutés, et les joueurs ne peuvent se cacher. Avant chaque match, pendant la mi-temps, et à la fin de celui-ci, l’entraîneur et son staff reçoivent, par SMS, un ensemble de statistiques sur divers sujets : forme des adversaires et leurs statistiques clé, performance des joueurs, intensité, nombre de kms effectués pendant le match, etc. L’entraîneur se voit même fixer des paliers statistiques à atteindre, et des réunions sont organisées chaque mois entres toutes ces parties prenantes, pour en discuter. Tout cela dans le but d’améliorer les performances de l’équipe et de faire progresser tout un club. 

Le travail est profond, oblige à avoir un staff, des entraîneurs de qualité à tous les niveaux, mais aussi un système statistique qui délivre des réponses et qui permet de progresser. Preuve en est, toutes les données récoltées ont fait naître une conclusion : les CPA sont sous-exploités et les clubs ne travaillent pas assez sur ce point. Le FC Midtjylland s’est donc mis à travailler spécifiquement sur ces phases arrêtées, en recrutant des hommes clés comme Brian Briske (actuel entraîneur, mais ancien spécialiste des CPA au club) ou bien Mads Buttgeireit, et en laissant des créneaux durant les entraînement pour les travailler (ce que peu de clubs font à l’heure actuelle). Résultat : le FC Midtjylland est devenu, en 2014/2015, le 2ème club en Europe à inscrire le plus grand nombre de buts sur CPA, avec 25 buts marqués en championnat (la deuxième équipe danoise étant à 11). Encore une fois, le club a vu juste, et ce, avant tout le monde, puisque 4 ans après, 10 équipes dans le championnat danois sont à plus de 12 buts marqués sur CPA ; une évolution considérable. 

Là est donc l’enjeu des statistiques. En avoir c’est bien, les interpréter et les mettre en application, c’est mieux ; et c’est ce qu’a compris le FC Midtjylland. Et c’est là le réel point de différenciation avec les grandes équipes, le club danois ayant un nombre plus important d’analystes et leur laissant une liberté et un plus grand pouvoir de décision au quotidien. De fait, si le club et l’équipe 1 ne sert qu’encore “seulement” de tremplin pour les jeunes joueurs, il a bien compris les enjeux modernes du football et semble vouloir innover et être en avance à tous les niveaux. 

Sparv, Drexler & Co

Dans cette volonté continue de faire les choses différemment, le FC Midtjylland est un spécialiste du recrutement “autrement”. Derrière ce jeune club danois, se cache un véritable laboratoire humain et statistique, qui fournit des tonnes de données et propose une quantité innombrable de joueurs chaque saison. Une “industrie” de 200 recruteurs travaille quotidiennement pour garantir le succès des processus de recrutement du club (mais aussi ceux du Brentford FC, autre propriété de Matthew Benham), à laquelle on peut ajouter les employés du FC Midtjylland. Parmi eux, Lars Hallengreen, grand artisan de la réussite du club, et ex-responsable du département Scouting & Recrutement. 

Depuis 2016, c’est lui qui pilotait et organisait la cellule de recrutement du club, sous l’oeil avisé de sa direction, mais aussi et surtout sur les conseils de SmartOdds et d’InStat Scout, les deux sociétés qui travaillent pour le club. La cellule de recrutement est une grande réussite, puisque depuis la saison 16/17, la balance transfert est positive et excède les 35M€, bien aidée par la vente d’Alexander Sørloth, vendu pour 16M€ (avec bonus) à Crystal Palace. La clé de ce succès réside dans un processus de recrutement très complet, bien ficelé, cohérent et mixant utilisation pertinente de la data et expertise de l’oeil humain. 

Ce dernier est constitué de 7 grandes étapes, qui permettent au club de trouver le candidat idéal pour chaque poste (voir interview de L. Hallengreen). L’outil clé au départ est l’utilisation des données, des statistiques produites par les deux sociétés précitées. Le FC Midtjylland travaille donc avec InStat Scout, un outil vidéo pour mesurer les performances des joueurs, avec un indice bien précis qui permet de comparer les joueurs entre les ligues. Cependant, le “gros” du travail est bien réalisé par la société de Benham, SmartOdds, travaillant avec Opta, qui regroupe 60 championnats et qui délivre des données sur chaque joueur, avec une adaptation des statistiques en fonction de son poste, du style de jeu de l’équipe et aussi du championnat. En clair, un outil extrêmement complet, qui permet de faciliter le premier travail de recherche, à condition que l’interprétation des datas soit bien faite, et qu’elles soient renouvelées, actualisées pour continuer à être pertinentes. Par exemple, le staff du FC Midtjylland évalue un attaquant à travers ces statistiques : xG, buts/90min, taux de conversion de but, duels aériens remportés… 

Cependant, Lars Hallengreen n’était pas un partisan du “tout en data”, et ça peut se comprendre, tant le modèle reste faillible. L’oeil humain reste un outil formidable, et il semblait bien vouloir s’en servir. Effectivement, même si la data permet d’avoir accès à un certain nombre et un certain type de statistiques, elle ne nous dit pas tout. L’intelligence d’un joueur reste encore difficile à mesurer, sa faculté de se préparer aux différentes situations de match, sa manière de prendre l’information mais aussi sa manière d’orienter son corps, et donc le jeu, reste encore difficile à déterminer ; et pourtant, ce sont des éléments clés. L’importance de se conformer à la philosophie du club et des besoins de l’entraîneur est aussi primordiale, et Hallengreen le mettait en avant. De fait, pour résumer, le scouting au FC Midtjylland c’est 30% de data, 70% de visuel, auquel on peut rajouter une analyse de la personnalité du joueur. 

Parmi les meilleures réussites de la cellule de recrutement, on peut citer la première recrue de ce système, Tim Sparv, recruté en Bundesliga 2 en provenance de Greuther Fürth, pour des statistiques intéressantes (ballons récupérés, duels gagnés, qualité de placement) et une réelle personnalité et intelligence. Toujours au club actuellement, il joue désormais les seconds rôles, mais est toujours un joueur de qualité. Le deuxième exemple est “anecdotique” et ressemble fortement à un certain ex-lillois, puisque Dominick Drexler est parti du club danois seulement 20 jours après l’avoir vu arriver, mais avec un bénéfice réalisé de 2M€ puisque revendu 4,5M€ à Köln. Symbole d’une réussite extraordinaire, mais aussi et surtout d’un travail de qualité.

Un modèle d’intégration 

Tout est pensé du côté de Herning, tout jusqu’au moindre détail. En matière de recrutement, l’erreur n’est pas réellement permise et le club fait tout pour minimiser les pertes. Le club met en place un certain nombre de “contrôles” pour choisir la bonne recrue. Le processus est long, mais non moins réfléchi. Chaque potentielle recrue est “passée au peigne fin” puisque selon Hallengreen, il est très complexe de connaître le tempérament, la mentalité d’un joueur (qui va conditionner son niveau d’implication, d’intégration et de réussite sur et en dehors du terrain). De fait, le club fait un grand travail de recherches, à base d’entretiens téléphoniques avec d’anciens coachs, d’anciens coéquipiers ou bien même sur les forums des clubs. Le procédé peut sembler étrange, mais quand on y pense, et qu’on écoute la justification de R. Ankersen, on peut le comprendre : “Si 1000 fans on vu un joueur jouer 50 fois et qu’il y a une cohérence, une représentativité dans ce qu’ils disent, c’est que c’est probablement vrai”. De plus, le club attache une grande importance à la psychologie et fait, ensuite, passer un certain nombre d’entretiens et tests pour valider ou non le recrutement d’un joueur. 

Une fois le recrutement effectué, le travail ne s’arrête évidemment pas et l’intégration du joueur est capitale. La tendance du club est, par dessus-tout, de privilégier les joueurs scandinaves, notamment en défense pour faciliter la communication, mais le club souhaite maximiser les chances de réussite de chaque joueur signant au club. Pour cela, un temps d’adaptation conséquent lui est accordé (exemple de Onuachu), et un travail au quotidien avec des personnels dédiés sont là pour aider les joueurs et faciliter leur intégration. Comme dans la plupart des grands clubs, le FC Midtjylland investit fortement pour que le joueur se sente à l’aise, et qu’il n’ait pas à se charger de tâches encombrantes (locations d’appartement, de voiture , transport, etc.). Un cadre de vie et un environnement le plus agréable possible lui sont offert, afin qu’il puisse donner le meilleur de lui-même et répondre aux exigences du club.

“Celui qui renonce à être meilleur, cesse déjà d’être bon”

La devise n’est pas choisie au hasard, et sans elle, on ne sait pas si le FC Midtjylland serait ce qu’il est actuellement. Un club est à l’origine de son succès, le FC Nantes. Pas celui d’aujourd’hui, mais bien celui des années 2000, qui suscitait l’admiration un peu partout en Europe, le FC Nantes de JC Suaudeau, de Raynald Denoueix, pour qui la formation était primordiale. Si le club de l’Ouest français est si important, un homme l’est tout autant : Claus Steinlein, actuel président du club, formateur hors-pair et parmi les créateurs de la Midtjylland Akademi en 2004. Inspiré du modèle de la Jonelière nantaise, le club est actuellement considéré comme le meilleur centre de formation danois, et une véritable source d’inspiration pour ses concurrents nordiques. 

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Suaudeau et Denoueix, les deux entraîneurs légendaires du FC Nantes, sans qui le FC Midtjylland n’aurait jamais eu cette fabuleuse académie

A Herning, l’académie est un grand réservoir pour l’équipe première (et ses finances) et une formidable famille, où le footballeur s’épanouit. A l’image des grands clubs formateurs, le FC Midtjylland est parfaitement structuré et sait où veut en venir. Le focus est fait sur l’intelligence du joueur, sa capacité à apprendre vite et à aimer le football, dans le but de le développer footballistiquement et humainement parlant. Pour cela, l’exigence est une clé, et ce n’est pas les 7/8 entraînements par semaine, et les 3 entraînements matinaux pour travailler sur le plan individuel, qui vont y déroger. On dit souvent que l’exigence va de pair avec la réussite, et cela semble se vérifier. Preuve en est, des joueurs comme Kjaer, Fischer, A.Poulsen, Reid, Lossl, Sviatchenko, Andersen ou encore Duelund y sont passés et ont vu, pour la plupart, leur carrière éclore dans les championnats européens. 

De plus, les performances actuelles sont particulièrement intéressantes, les titres nationaux pour les équipes réserves et U19 sont nombreux, et la performance actuelle en Youth League est remarquable, avec, pour l’instant, un quart de finale à jouer face à l’Ajax. Déjà, l’année passée, ils s’étaient qualifiés pour ce même tour, éliminés ensuite par Porto, après avoir battus Manchester United. Aujourd’hui, les talents sont nombreux et on peut déjà retrouver certains d’entre eux parmi les joueurs de l’équipe première : Gustav Isaksen ou Nicolas Madsen.

Le club sait y faire au niveau de la formation, mais excelle aussi au niveau de la post-formation, et à l’aide de partenariats avec des clubs locaux, ou par le recrutement de jeunes talents dans ses clubs rivaux, arrivent à attirer de jeunes pépites, comme Nikolas Dyhr, formé à Horsens mais postformé ici et qui a déjà joué 14 matchs avec l’équipe première. Pour cela, le club s’investit fortement dans le scouting et le département Recrutement est missionné pour regarder les championnats U17 et U19 danois, au quotidien.

Le lien est aussi fait avec l’étranger, avec une perpétuelle volonté de se conformer à l’ADN du club, “faire autrement”. Le club s’est installé, depuis 2004, dans un des pays les plus instables d’Afrique, le Nigéria. Un partenariat avec le FC Ebedei permet au club d’avoir des profils variés et particulièrement intéressants pour son équipe première, avec des joueurs aux caractéristiques complètement différentes. Chaque année, 1 à 2 joueurs arrivent en provenance d’Afrique et des joueurs comme Sisto, Onuachu ou Igboun s’imposent dans l’équipe première. Un partenariat particulièrement structuré, réfléchi et extrêmement fructueux au niveau footballistique et économique. 

“Burn your trophies”, la devise d’un club 

Des dirigeants novateurs, uniques au monde, une réflexion poussée à son paroxysme, qui fait du FC Midtjylland, une référence au niveau mondial. Si la data est sans aucun doute le futur du foot, on se souviendra que ce petit club du centre du Danemark en a été le premier principal utilisateur, en avance sur tout le monde. L’innovation, en entreprise ou dans le football est une vertu indispensable et la suffisance est son antonyme. Rasmus Ankersen semble l’avoir bien compris, et veut faire continuer à faire grandir un club, qui a encore des choses à prouver, des défauts à combler, mais pour ça, le club danois doit continuer à avancer, et pourquoi pas, nous surprendre…

2 Commentaires

  1. Guillonneau

    Bonjour il serait possible d’avoir le tableau Xg, et les autres formes de statistiques qu’utilise se club en version française ? Merci par avance

    Réponse
    • Arno Josse

      Bonjour,
      Je n’ai pas tout cela à disposition. Les statistiques évoquées dans l’article proviennent de différentes sources que j’ai pu sélectionner (articles, livres, vidéos notamment).
      Cependant, via des outils comme WyScout (qui sont payants), on peut avoir recours à pas mal de données, la plupart étant utilisées par le club, à coup sûr.
      Bonne soirée

      Réponse

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